Le RAN : un indice de sécurité en période de baisse de rendement des SCPI

Avec un taux de distribution de 4,63% en 2016, les SCPI représentent un investissement attractif. Et pourtant, leur rendement n’a cessé de baisser depuis 2009 où il s’élevait à 6,07%. 

Ainsi, un nouvel investisseur, si il a raison d’être attiré par les SCPI (qui présentent en 2016 un rendement 2 fois plus élevé que celui de l’assurance-vie en support euros et 6 fois supérieur à celui du livret A), devra être prudent.

Et cette prudence se manifeste par l’analyse du RAN de la société. Le RAN c’est le Report à Nouveau. Concrètement, lorsque la SCPI perçoit les loyers, elle déduit les coûts de fonctionnement et les charges puis distribue le revenu restant à ses investisseurs sous forme de dividende. Toutefois, une part du revenu restant n’est pas distribué aux investisseurs mais mis en réserve dans le but de faire face à de possibles difficultés futures. Cette réserve, c’est le RAN.

Ainsi, en cas de difficultés conjoncturelles (moins de locataires par immeuble, plus de locataires défaillants, etc.) ou structurelles (baisse des rendements immobiliers du fait de la hausse des prix d’acquisition des immeubles) entraînant une baisse des revenus de la SCPI ; celle-ci pourra utiliser l’argent mis en réserve pour maintenir d’une année sur l’autre son taux de distribution.

Quel RAN choisir ?

Les nouveaux investisseurs auront donc intérêt à choisir une SCPI disposant d’un RAN élevé. On estime celui-ci satisfaisant lorsqu’il représente au moins 10 à 15% du dividende annuel.

Il faut toutefois préciser que ce ce taux est à relativisé à l’aune de certains critères et notamment de l’âge de la SCPI : il est normal qu’une jeune SCPI doive attendre plusieurs exercices bénéficiaires avant de pouvoir se constituer un « matelas de sécurité ».

Le RAN : un indicateur à surveiller avant d’investir dans une SCPI 
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