Animé par une croissance interminable, l’investissement dans les foncières cotées est considéré comme l’un des supports de placement les plus attractifs dans la pierre. Depuis leur création jusqu’à ce jour, leurs performances se sont révélées supérieures.

L’année 2017 en témoigne d’ailleurs avec des résultats semestriels particulièrement dynamiques. En faisant le point sur les publications à mi-juillet, les chiffres communiqués traduisent une évolution favorable sur l’ensemble du secteur confortant ainsi les acteurs de la pierre dans leur opinion et sur le potentiel de performance annuelle sur trois ans.

Foncières côtées : Tous les indicateurs ont connu une amélioration

Sur 34 foncières ayant publié leurs derniers résultats en 2017, soit 58% de la capitalisation globale, toutes ont affiché une nette évolution de l’ensemble de leurs indicateurs financiers. Ce relèvement est entre autres marqué par la majoration de 2,1% des loyers à périmètre constant et d’une diminution du coût de la dette renforçant davantage les liquidités de ces placements. On rapporte également une progression sur les valeurs par action pour la plupart des foncières investies en Europe (+ 15,1% pour Gecina, +6,3% pour Unibail Rodamco, +6,6% pour SCBSM de Euronext Paris, +6% pour Deutsche Wohnen).

Du côté des patrimoines, la hausse escomptée conformément aux anticipations de la société Gestion 21 est à même de se concrétiser avec une augmentation moyenne de 2,7% sur le semestre. Et compte tenu de la volonté des foncières à revaloriser leurs patrimoines en relevant notamment leurs prix au regard de ceux établis sur le marché physique, le potentiel de rattrapage des valeurs d’expertise des immeubles devrait impacter favorablement sur l’évolution future de l’ANR qui au 1er semestre aurait déjà progressé de 3,2% de l’ANR (Actif Net Réévalué).

Quant aux autres indicateurs, les résultats annoncés montrent la satisfaction sur toute la ligne. A l’exception du taux de capitalisation qui connaît une légère régression (5,2% en 2016 vs 5% en 2017), le taux d’occupation (93,3% vs 93,5%) lui reste stable. Le coût de la dette pour sa part a reculé de 2,3% à 2,1%.

La hausse des taux d’intérêts nominaux ne constitue plus une menace

Alors que les foncières cotées se montraient autrefois sensibles aux mouvements des taux longs nominaux, ces derniers n’ont désormais plus d’impact sur la tenue de ces investissements. Et pour preuve, une hausse constatée de 6,7 % de l’indice IEIF Zone Euro depuis le 1er janvier au 31 juillet 2017. Il n’y a pas de doute. L’immobilier coté progresse de mieux en mieux en bourse. Et ce, indépendamment de la remontée des taux nominaux.

Mais cela n’est pas autant valable en ce qui concerne le taux réel, qui s’avère être un indicateur essentiel dans la mesure de performances. Et si les foncières cotées sont devenues moins vulnérables à la volatilité boursière, elles sont plus sensibles à l’inflation et au contexte macroéconomique. Ce qui reconfirme l’utilité de l’usage de l’intérêt réel comme indicateur de performance et non plus le taux nominal.

Vient donc à conclure qu’en dépit d’une remontée des taux nominaux, les foncières cotées restent égales à elles-mêmes avec des performances solides et des stratégies d’investissement hautement efficaces.

Foncières cotées : les résultats semestriels (1S2017) au beau fixe
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